Retrouvez-nous sur Google+

dimanche 24 mars 2013

Femme à seins, niqab à vagin, cerveau à barbe

Ce qu’il y a de merveilleux avec une révolution, c’est qu’en libérant la parole, elle débride les esprits, permettant aux idées de s’épanouir.

Qu’est ce qui a bien pu nous arriver depuis ce fameux printemps arabe où nous réclamions l’égalité, la justice, la dignité ? Avant, du temps de la dictature, quand aucune voix ne pouvait dissoner en s’écartant du discours officiel, les Tunisiens étaient perçus avec beaucoup de complaisance comme un peuple ouvert, tolérant, modéré, et même laïque, s’aventureront à affirmer certains.

Aujourd’hui, que nous sommes libres, nous alimentons les fantasmes et les peurs les plus stupides de l’occident ; nous donnons raison aux sarcasmes racistes de ceux qui n’y croyaient pas ; nous échouons à entretenir cette lueur d’espoir que nous avions fait naître dans le monde entier ; nous prouvons que nous sommes fatalement incompatibles avec les notions d’évolution et de progrès et qu’en fin de compte nous n’avons jamais été injustement écrasés sous le poids de la gloutonnerie tyrannique d’un clan mafieux, car, dès que nous avons eu le choix du changement nous n’avons fait que perpétuer ce système.



Comment avons-nous pu décevoir autant ? En réalité, nous n’avons jamais été ce peuple exemplaire qui mérite l’empathie. Notre supposé progressisme n’a toujours été qu’une image que les services publicitaires de la dictature s’appliquaient méthodiquement à faire reluire pour s’attirer la sympathie et la bienveillance des puissants de ce monde. Mais sous la chape de plomb, l’ignorance et la bêtise fermentaient et aujourd’hui elles pullulent. La parole décomplexée a révélé au grand jour la vérité de notre nature profonde. Le monde, nous y compris, a pu découvrir enfin que l’exception tunisienne n’était qu’un mythe entériné par des années de matraquage.

Alors certes, la discorde est fomentée par des forces dont les moyens d’action et le pouvoir de nuisance dépassent l’entendement du citoyen lambda tout préoccupé qu’il est par ses besoins immédiats et ses envies nombrilistes. Cependant, il ne s’agit pas là de pointer du doigt l’entreprise de sabotage du processus démocratique mais la résistance qu’elle rencontre. Il est dans l’ordre naturel des choses qu’après des années d’un règne sans partage, un trône laissé vacant suscite la rapacité. Comme le faisait justement remarquer la très arriviste Sihem Badi, catapultée ministre des Affaires de la femme pour on ne sait quelles obscures raisons si ce n’est une malveillance perverse envers les Tunisiennes, eux qui se sont accaparés le pouvoir n’ont aucune intention de nous l’apporter sur un plateau. Soit, mais nous, que faisons-nous pour reconquérir notre souveraineté ?

S’indigner est devenu du tout dernier chic. On sort manifester le samedi après-midi comme on part en promenade. On s’apprête et on prend la pose devant son appareil photo pour montrer que l'on y était. Puis on va au restaurant ou au cinéma. Quand on rentre le soir, on publie sur les réseaux sociaux son petit album photos estampillé de son pseudonyme dans l’espoir de glaner quelques « followers » ou de battre son record de « j’aime » et on dénonce énergiquement tous ceux qui osent s’y servir sans mentionner la source car l’objectif n’est pas de diffuser l’information mais bien de savourer son petit moment de gloire, même virtuelle. Passé cette agitation formelle, le vide.

La violence d’État fait rage sans rien pour lui faire obstacle, pourquoi ? Parce qu’ils nous manipulent, s’époumonera le camp progressiste, ils détournent notre attention ; ils ne nous laissent aucun répit : plus c’est gros, mieux ça passe. Mais comme pour l’hypnose, seules les personnes qui veulent être manipulées peuvent être manipulées. Il suffit de trouver le chemin personnel de chacun, de faire jouer la corde sensible. Dans ce laboratoire de clonage humain qu’est la Tunisie, rien n'est plus simple, alors on s’y adonne à cœur joie.

Pour couvrir l’odeur nauséabonde de la dictature rampante, on crie à l’athéisme et à l’apostasie à tout va. N’ayant pas pu couper la tête de la Gorgone, ceux qui se proclament de l’opposition progressiste, citoyens ou politiques, se sont laissés happer par le néant. On ergote sans fin sur qui est plus et mieux musulman que l’autre car il est évident qu’à l’instant même où cette question cruciale sera tranchée, tous les problèmes de la Tunisie se volatiliseront.

« Tous les Tunisiens sont musulmans, nous n’avons jamais prétendu le contraire ! Ils mentent, ils volent, ils tuent et nous accusent, nous, d’être des mécréants ! Ils se prétendent musulmans alors que ce sont des corrompus, des dépravés et des criminels. S’ils connaissaient l’islam, le vrai, ils auraient un minimum le sens de l’honneur. » Donc, selon l’avis de ceux-là mêmes qui s’opposent à la dictature théologique, ce camp progressiste auquel est pendu le sort du pays, être musulman est une condition sine qua non de la probité. Ils ont démasqués les imposteurs car un vrai musulman ne saurait mentir, voler ou tuer, contrairement à un non musulman. Et d’ailleurs, il n’y a pas de non musulmans en Tunisie. Tous les Tunisiens sont musulmans. Tous les vrais Tunisiens sont musulmans.

Ceux qui pensent grossièrement que les conflits en Tunisie sont le fruit d’une confrontation entre islamistes obscurantistes d’un côté et laïcs éclairés de l’autre sont coupés de toute réalité. Ici, le débat politique se joue tout en nuance. Les islamistes discréditent leurs détracteurs en les accusant de s’opposer à eux par rejet de l’islam (car tout ce qui n’est pas musulman est mauvais et ne peut pas avoir droit de cité en Tunisie). Et lesdits détracteurs, pour discréditer les islamistes, leurs renvoient ces mêmes accusations en dénonçant leurs abus et leurs méfaits (car tout ce qui est mauvais ne peut pas être musulman et ne peut pas avoir droit de cité en Tunisie). Au milieu de ce brouhaha, les uns et les autres ont tout de même réussi à trouver un terrain d’entente : l’islam c’est le Bien et doit être la norme absolue en Tunisie. Reste à déterminer de quel islam et de quelle norme il s’agit, c’est justement là tout l’enjeu du débat.

Alors, quand on attaque des artistes, que l'on agresse des journalistes ou que l'on assassine un homme politique sous l’incitation d’une large campagne de dénigrement les accusant d’athéisme, personne ne se mobilise pour défendre l’idée que l’athéisme ne peut pas faire l’objet d’une « accusation » car ce n’est pas un crime. On se disculpe en réaffirmant son attachement à la religion. Lorsque par la force, on fait fermer des lieux de restauration pendant le mois de ramadan, aucune voix ne s’élève pour réclamer sans équivoque le respect des libertés individuelles et des minorités. On s’émeut des répercussions sur le tourisme ou on condamne du bout des lèvres en se creusant l’esprit pour trouver matière à objecter tout en restant en cohérence avec l’islam : les femmes enceintes, les personnes âgées, les malades sous médicaments.


Et lorsqu’une jeune femme pose seins nus, les deux camps se disputent la palme de l’aveuglement patriarcal. L’infamie, selon les plus conservateurs, vient du fait que, pour eux, le corps de la femme est un produit de consommation dont la fonction reproductrice inhérente ne peut s’exprimer que par le consentement du tuteur mâle qui, au cours d’une transaction publique, transfèrera ses pouvoirs de domination à un nouveau tuteur. Le vagin, servi intact et pur, devient ainsi le symbole de la solide alliance scellée entre les deux parties. Le nouveau tuteur aura alors la charge de s’assurer que la descendance dont il est le garant ne soit pas polluée par une semence étrangère et devra donc veiller jalousement à ce que ce vecteur de lignée dont il vient de faire l’acquisition licite n’attise pas la convoitise d’un tiers au risque de jeter le déshonneur et l’opprobre sur tous. Et afin de préserver la société de la dépravation, chaque membre de la communauté doit se montrer vigilent.

Parce qu’elle n’existe pas en dehors de ces fonctions de sexualité et de reproduction, la femme ne peut être vue autrement que comme un objet de tentation, de désir et de concupiscence. Il n’y a pas une seule parcelle de son corps qui n’évoque l’acte de chair car c’est là son essence même. C’est un sexe géant autour duquel ont poussé des jambes et des bras uniquement pour lui permettre de vaquer à ses occupations quotidiennes au service du mâle. Son nez, ses coudes, ses phalanges, ses genoux,… ont le même statut que ses mamelles ou sa vulve d’où l’impératif de lui couvrir l’intégralité du corps, le niqab n’étant en réalité qu’un cache-sexe.

Rien de plus naturel alors à ce qu’ils appellent à emprisonner la jeune femme aux seins nus, ou à la lapider à mort pour les plus énervés. Eux, qui travaillent à pétrir la société au plus profond, dans les crèches et les jardins d’enfants, afin qu’un jour leur idéal devienne l'unique réalité tunisienne et que les femmes soient annihilées, que leur présence dans l’espace publique soit éradiquée ; afin qu’elles ne soient destinées qu’à être emmurées dans le domicile parental ou conjugal et confinées aux tâches de la domesticité et de la reproduction, eux, ne sauraient tolérer qu’une Amina vienne compromettre leurs noirs desseins en banalisant la nudité et en se réappropriant son corps. Ils ne permettront pas qu’elle réhabilite la femme en l’élevant au statut d’être humain à part entière et de citoyenne libre. Ils refuseront que la société puisse enfin poser un regard nouveau sur la femme et qu’elle n’y voie plus un bien de consommation dont l’existence est tributaire d’une autorité masculine. Ils mettront tout en œuvre pour que les femmes continuent toujours à porter leur corps comme un fardeau honteux marqué au fer de Satan.


Mais alors pourquoi tant d’incompréhension de la part des progressistes et si peu de soutien ? Parce que leur vision de la femme n’est pas si différente que cela. Ils sont, eux aussi, le fruit de cette société patriarcale et ont hérité de ses valeurs phallocrates et de ses tabous misogynes. Si c’est l’intégralité du corps féminin que les plus conservateurs voudraient gommer, pour les progressistes, cela s’arrête à quelques parcelles. Il n’en demeure pas moins qu’ils ne dissocient pas ce corps de l’acte charnel car ils voient dans ses fonctions reproductrices et sexuelles sa nature inhérente, son essence. Plus encore, est-ce que la vue d’une paire de seins est réellement si exceptionnelle pour eux ? Condamnent-ils vraiment le fait qu’une jeune fille pose nue ou plutôt que la jeune fille en question soit tunisienne ? Est-ce qu’en déplorant l’atteinte à la dignité des femmes par cette ignominie, ne pensent-ils pas eux aussi qu’il est du devoir de toute la communauté de veiller à ce que la sexualité ne sorte jamais du cadre des rapports licites consentis par le tuteur mâle ? Cette incompréhension au final, n’est-elle pas due à un attachement viscéral aux carcans des bonnes mœurs et de l’ordre établi ?

Et que dire des chantres de la modération et du juste milieu qui mettent sur un pied d’égalité la nudité et le niqab arguant que l’un et l’autre sont autant de formes d’extrémisme commises au nom d’une notion de la liberté mal assimilée ? Il faudrait peut-être leur rappeler que si les seins poussent naturellement sur les torses des adolescentes depuis la nuit des temps, il n’en est pas de même pour le niqab. Dans le premier cas il s’agit d’assumer son corps et de ne plus y avoir un emblème du péché, d’accepter l’œuvre de la nature et de ne plus se renier. Dans le deuxième, c’est la négation de soi et la soumission à la domination du mâle que l’on perpétue, c’est l’idée que la femme est impure et impie par nature que l’on glorifie.

Une simple comparaison entre la turpitude qui anime les sociétés musulmanes les plus rigoristes, où il suffit qu’une forme noire approximativement féminine traverse seule une rue pour que cela tourne à l’émeute, au calme paisible qui règne dans les camps nudistes, permet de se rendre compte qu’en définitive la nudité n’est ni malsaine ni même impudique. C’est parce qu’ils souffrent d’un état de pourrissement avancé de leurs pensées et qu’ils sont dans l’incapacité totale de réprimer leurs pulsions, que les apologues de la morale voudraient condamner les femmes à une prison de tissu. Paradoxalement, l’interdit exaspère la convoitise. Le corps que l'on ne voit plus devient un corps fantasmé, rendant les désirs plus ardents et l’appétit plus incontrôlable.

Alors oui, nous avons déçu, nous nous sommes déçus, et nous ne pourrons que décevoir encore tant que si peu de distance séparera la frange progressiste de la société tunisienne de ceux à qui elle est supposée faire contrepoids.

10 commentaires :

  1. Autant je te rejoins, Lilith sur la critique de l'approche du camp des "progressistes" qui tombent dans le piège tendu par les islamistes -(au lieu d'affirmer haut et fort leur soutien à la liberté de conscience et pas juste celle de culte ne font qu'essayer de se défendre de l'accusation d'anti-islam) autant sur la défense de la liberté d'Amina de poser seins nus on ne peut que s'opposer.
    La liberté de disposer de son corps ne signifie pas la liberté d'enfreindre la loi parce qu'il y a un message politique derrière (d'ailleurs lequel?). Car si j'arrive à comprendre voir à deviner le principe de choquer pour progresser prôné par les Femen (et donc Amina), je ne peux pas cautionner les dépassements de la loi.
    Comme la loi devra s'appqliquer à tous ceux qui prêchent la haine et la violence elle devra aussi s'appliquer à Amina qui a violé des lois de la république. Il ne s'agit pas ici de dire que ce qu'elle a fait est moral ou pas mais de dire si ce qu'elle a fait est contraire ou pas à la loi tunisienne.
    Ce point est important car même si la loi est issue d'une certaine morale, c'est le premier pilier de la démocratie. Si l'état cautionne des dépassements, quel légitimité lui reste pour derrière pouvoir assurer son rôle de garant du droit?
    Donc soutenir Amina, oui dans le sens où on se doit de dénoncer tous ceux qui appellent à verser son sang,etc...mais la soutenir dans son action et cautionner son approche non.
    Un dernier point par rapport à ton analyse où tu imputes également à la société patriarcale, la fuite en avant des progressistes, j'estime qu'il s'agit aussi d'une manoeuve politique. Car la plupart de ces partis "progressistes" estiment que la société profondément traditionaliste (je ne dis pas islamiste) n'acceptera pas une telle prise de position et font donc ce calcul politique : faisons profil bas sur cette question, le temps que les esprits soient prêts au changement.

    RépondreSupprimer
  2. Bonsoir Lilith,

    Lu, relu, je partage TOUT
    dans cet article… Bravo

    @ 3617MyLif€

    Le geste d’Amina est avant tout un cri - Quand on est empêché de s’exprimer, on a tendance à hausser le ton, et parfois on arrive cri.
    Le cri dérange, On n’entend plus que le cri. D’ailleurs, un psychiatre tunisien exerçant actuellement en Suisse la décrite comme «borderline». S’il avait dit qu’elle a la rage beaucoup auraient acquiescé Un bel exemple de personne dite «progressiste»
    Vouloir la punir en appliquant la loi ( une loi ) n’enlèvera rien à la légitimité de sa contestation, voire lui en conférera plus…
    Quand à la question de la légitimité des lois aujourd’hui en Tunisie, elle est contestée par tout le monde, le pouvoir comme l’opposition.
    Résultat, c’est un ersatz d’état de droit que nous avons. Et je crains que cela dure encore un bon bout de temps…
    Sans aucun doute Amina aura beaucoup à craindre de la prochaine constitution.
    Je trouve fort de café de vouloir condamner Amina et cela n’a rien de rassurant… Navrant !

    Samir Daoulette

    RépondreSupprimer
  3. Un régal de te lire, comme toujours ! ta plume est toujours bien trempée (dans l'acide) et tu mets le doigt là où il faut. Tu fais partie des rares personnes qui m'apporte une lueur d'espoir à schyzooland (devenu schyzoonazislamistan), par ta lucidité et ta plume brillante.
    Don't ever stop being what you are and doing what you do free girl !
    Blackbird

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Miss Blackbird :)

      Merci pour tes encouragements. Comment je peux avoir de tes nouvelles ? Je n'ai plus Facebook, mais je n'ai pas non plus ton numéro ou ton email. Envoie moi un email quand tu veux (please !)
      Bises

      Supprimer
  4. Texte excellent, dont je recommande vivement la lecture, et où il est dit: "La parole décomplexée a révélé au grand jour la vérité de notre nature profonde. Le monde, nous y compris, a pu découvrir enfin que l’exception tunisienne n’était qu’un mythe entériné par des années de matraquage."
    Mais n'est-ce-pas là encore que des paroles, certes décomplexées et bien tournées? La question reste posée tout entière, à laquelle il faut répondre sans tergiverser: Que faire?
    Ma réponse reste la même: "Vas, cours, vole et nous venge". Allons, courons et vengeons-nous! Occupons en masse et pacifiquement l'Anc! Formons un Comité de salut public!

    RépondreSupprimer
  5. Merci je partage énormément de ce que vous avez mis comme claque à nous tous, les tunisiens, mais je reste convaincue que malheureusement notre société est multi-stéréotypée et qu'on n'est pas au bout de nos surprises. Votre texte ma beaucoup touché, jusqu'ici je refusais de croire que le gros problème en Tunisie est la femme, sa poitrine et son vagin, mais là une petite réflexion à traversé ma petite tête : et si la délivrance de la femme s'avère etre la clé pour délivrer ce pays ?????

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour Lilith,

    Je trouve ce texte parfaitement écrit et décrivant ce "nouvel" état d'esprit qui règne en Tunisie... Mais déjà à mon époque (début des années 80) il existait un sentiment de protection de la part de "tout le monde" vis à vis d'une fille tunisienne qu'on voyait dans la rue se promener avec un étranger. Je veux dire simplement promener dans la rue à la sortie du lycée ou en bande au café pour prendre un pot... On entendait des commentaires dirigés vers la fille sur le faite que c'était pêché de sortir avec des non musulmans... Je pense donc que c'était un sentiment de "protection" vis à vis de coreligionnaires...

    En tout état de cause, j'ai commencé à remarquer une différence en Tunisie au début du conflit Iran/Irak en 1977/78 ou les premières notions d’intégrisme sont apparues... Il en existait peut-être avant mais j'étais sans doute trop jeune pour les remarquer...

    En tous les cas, je garde pour le moment l'anonymat, tout en appréciant la qualité de cet article. Bravo !!

    RépondreSupprimer
  7. Merci, merci, merci mille fois Lilith !

    C'est de tres loin, l'analyse la plus sensee que j'ai pu lire. Si la reaction des barbus etait previsible, l'absence totale de soutien des soi-disants progressistes est tout simplement siderante: meme parmi ces gens la, personne ne semble vouloir/pouvoir faire la difference entre 'pornographie' et l'expression d'un cri de douleur d'une jeunne fille qui n'en peut plus de vivre enchainee et d'etre traitee comme un objet.

    Amina n'a insulte ni la Tunisie, ni l'Islam, ni la Oumma, ni personne.

    Merci, merci, merci mille fois Lilith ! J'espere que vous n'etes pas la seule a penser ainsi.

    RépondreSupprimer
  8. Merci à vous tous pour vos messages :)

    RépondreSupprimer
  9. Je trouve ce texte tout simplement Excellent ! les islamistes sont gagants à tous les coups avec l'état d'esprit des soit-disant "progressistes" : ils diabolisent les uns et les affrontent avec leurs extremistes, et ils amadouent les autres en brandissant la question identitaire, dans les deux cas de figure ils jouent sur leur terrain de prédilection : l'Islam ! Feu Chokri Belaîd a-t-il essayé de prendre la tangeante comme notre crabe apeuré ?

    RépondreSupprimer

Vous êtes emballé(e), vous êtes outré(e) ? N'hésitez pas à partager votre opinion :